Coup de froid sur le lancement le plus attendu de l'année. 🥶 Alors que les précommandes de GTA 6 pulvérisent déjà tous les records, huit pays viennent d'apprendre qu'ils resteront à la porte de Vice City : la version numérique officielle n'y sera tout simplement pas commercialisée.
🚫 Une liste noire dévoilée par Sony et Rockstar
L'information ne provient pas d'une fuite, mais bel et bien des canaux officiels de distribution. En parcourant la foire aux questions consacrée à l'abonnement GTA+ sur la boutique de Sony, on découvre noir sur blanc la liste des territoires écartés des festivités.
La déconvenue est d'autant plus rude que les précommandes viennent à peine d'ouvrir. Comptez 79 $ pour l'édition standard et 99 $ pour l'édition Ultime : des tarifs que les habitants de ces régions ne pourront de toute façon pas régler depuis chez eux.
Pour espérer arpenter Vice City malgré tout, il faudra ruser — profil PSN domicilié à l'étranger, importation… Mais les rumeurs d'une distribution 100 % dématérialisée, voire de boîtes vendues sans disque physique à l'intérieur, risquent de compliquer sérieusement la tâche des acheteurs concernés.
⚖️ La censure, une vieille habitude pour la franchise
Le scénario n'a rien d'inédit pour Rockstar Games. Depuis ses tout premiers opus, la saga Grand Theft Auto se prend régulièrement les pieds dans le tapis des législations locales, en raison de sa violence débridée, de ses dialogues crus et de ses représentations de la criminalité. Aucun motif officiel n'a encore été formulé par le studio, mais le passif de la licence parle de lui-même.
Les précédents ne manquent pas. En 2019, l'ouverture du casino virtuel dans GTA Online avait provoqué des réactions massives : le contenu lié aux jeux d'argent avait finalement été désactivé dans des dizaines de pays afin de ne pas enfreindre les lois strictes sur les paris et l'argent réel. Pour ce nouvel opus, des thématiques explosives combinées à des exigences locales toujours plus conservatrices semblent avoir poussé Rockstar à couper court à toute négociation.
Certaines nations vont même plus loin dans la démarche prohibitive. C'est le cas du Tadjikistan qui, dès 2024, avait pris les devants en bannissant préventivement l'intégralité de la franchise, au même titre que d'autres titres compétitifs comme Counter-Strike. Les autorités justifiaient cette décision en affirmant que ces œuvres incitaient au meurtre et au vol, exerçant une influence jugée néfaste sur la jeunesse.
🎮 L'intégrité créative face au pragmatisme commercial
Ce choix stratégique souligne une philosophie éditoriale forte chez Take-Two et ses équipes. Plutôt que de s'épuiser à concevoir des versions édulcorées, censurées et amputées de leur substance pour satisfaire chaque gouvernement, la firme préfère assumer un manque à gagner financier.
À l'ère du tout-numérique, ces barrières virtuelles posent néanmoins la question de leur efficacité réelle. Les joueurs les plus déterminés trouveront inévitablement des parades techniques 🔐, entre l'usage de réseaux privés virtuels (VPN) et le troc de comptes étrangers.
Plutôt qu'un jeu amputé pour tout le monde, Rockstar assume un jeu complet pour presque tout le monde.